Pour fêter ses 90 ans, l’hôtel Bristol, célèbre cinq-étoiles parisien, a astiqué ses dorures, ripoliné ses tentures et restauré ses chambres. Cette jeunesse retrouvée n’empêche pourtant pas le noble établissement de jouer la carte de la nostalgie pour toute une série d’événements qui, cet automne, rendent hommage à l’élégance flamboyante des années 1920. C’est ainsi que les fêtes se succèdent – Gatsby es-tu là? – dont un Gala du siècle (sur réservation), le 24 octobre, avec costumes, voitures d’époque et menu à l’avenant, signé Eric Frechon. Le chef multi-étoilé laisse entendre qu’il y aura peut-être du ris de veau sous la cendre, mais chut, ce sera une surprise! Pour ceux qui ne seront pas là à lever la jambe au rythme du charleston, il existe d’autres manières de plonger dans les années folles: visiter l’exposition de meubles dans l’hôtel ou (mieux!) boire un cocktail au bar, où Maxime  Hoerth (meilleur ouvrier de France) revisite le très masculin «Old fashioned», en lui ajoutant une note féminine. On s’accroche: vieux cognac, bitter réglisse et orange-mandarine, sirop de champagne grand cru au parfum de feuilles de tabac. Un cigare, avec ça? Le verre de cristal, spécialement créé pour l’occasion, est en vente.

Le Bristol Paris, rue du Faubourg-Saint-Honoré 112, Paris, chambres dès 650 euros, www.lebristolparis.com