Dans la grande mouvance de la traçabilité des produits sur nos tables, une marque française s’est lancée en 2009 autour des fruits et des légumes, en mettant à l’honneur le maraîcher qui avait arrosé et aimé chaque carotte disponible sur l’étalage. Le label Le Petit Producteur, c’est un peu le principe du marché transposé aux rayons frais. Le concept rappelle aussi ce que fait un supermarché comme Manor, qui affiche régulièrement la provenance précise, avec le nom du domaine, de ses salades et autres framboises cultivées localement. Mais cet automne, l’idée se décline en Suisse d’une manière (à peine) plus industrialisée. Le Petit Producteur attaque le marché helvétique par le biais du fromage, avec dix références (comme on dit dans le milieu du luxe…) laitières et alpines. Chaque pâte est présentée dans un emballage très chic et rouge, sur lequel figure la photographie du fromager père du miracle gustatif. Nous faisons ainsi connaissance de Josiane et Philippe Ruffieux, dont le Vacherin fribourgeois a un petit goût de beurre et de crème fraîche – «Notre vie à l’alpage, on l’a choisie!» clament-ils sur l’étiquette. Dans la même collection, on trouve aussi (depuis le 7 septembre dernier, chez Globus), du Sbrinz AOP de 24 mois de chez Kurt Hofstetter ou de la fondue moitié-moitié de Nicolas Essaiva. Ah, tous ces nouveaux venus dans le réfrigérateur! De même que les gourmands font le tour des caves pour choisir leur vin chez des vignerons qui deviennent des amis, on est partis pour se faire plein de nouveaux copains fromagers…