CatégorieTechno & Design

James Turrell en 10 ciels

Le Roden Crater, à Flagstaff en Arizona. Dans la région dite «Painted Desert», s’élève le cratère d’un volcan éteint. Au début des années 1970, James Turrell y a passé une nuit à la belle étoile et n’a eu cesse, depuis, d’y acquérir du terrain. Il érige là une sorte de cité à moitié enterrée, qui offre des perspectives vertigineuses.
rodencrater.comEn Argentine, la Bodega et Estancia Colomé dans un domaine viticole situé entre 2300 et 3111 m d’altitude. Les entrepreneurs viticoles suisses, Ursula et Donald Hess l’ont acquis en 1998. Fervents collectionneurs d’art contemporain, ils y ont ouvert, en 2009, un véritable temple consacré à James Turrell.
bodegacolome.comLe Skyspace de Lech Vallon Tannegg, en Arlberg, Autriche. En randonnée dans la région, James Turrell aurait été impressionné par le panorama montagneux de la station de Lech.Avec le «Skyspace Piz Utèr» à l'Hôtel Castell, à Zuoz dans les Grisons, James Turrell propose, une tour que l’on dirait ancienne, en pierres sèches. On y accède, par un chemin méditatif, puis on s’installe sur un banc, les yeux levés. Outre le ciel, des ouvertures latérales cadrent le paysage de mélèzes sous la neige.
hotelcastell.chA Pékin, le temple Dong Jingyuan,  vient d’être restauré et propose un ambitieux programme d’expositions.
Dans le skyspace nommé «Gathered Sky» (sobre cube, sa seule œuvre en Chine), James Turrell propose au visiteur de s’étendre
sur une natte, nuque sur un coussin, et de s’envoler une heure dans le ciel pékinois. Sur fond musical...
templedjy.comAu Japon, Hikari No Yakata. Ce pavillon est une sorte de lieu de méditation et une œuvre d’art, que James Turrell a construit en 2000 en hommage à l’essai «In Praise of Shadows» de Junichiro Tanizaki. La «house of Light», Maison de lumière, est sise près de la ville de Tokamachi, réputée pour ses hivers rigoureux.
hikarinoyakata.comLa serre illuminée, Franklin Park Conservatory and Botanical Gardens, à Columbus dans l'Ohio. La structure victorienne est mise en valeur par un extraordinaire ballet de lumière, dansé par 7000 leds. L’œuvre s’appelle «Light Raiment II».
fpconservatory.orgA Berlin, la chapelle du cimetière de Dorotheenstadt. L'éclairage artistique se pose en référence à la Bible, avec l’idée d’un Dieu source de lumière. Onze ambiances colorées successives emplissent l’espace, jusqu’à faire disparaître la sensation des murs, de l’architecture.
evfbs.deDans le Parc Ekeberg, à Oslo, James Turrell a investi un ancien réservoir d’eau, pour une réflexion sur les couleurs dans notre perception de l’espace: les murs reculent et la pièce semble infinie. Cette œuvre, «Ganzfeld: double vision», est complétée par un skyspace nommé «The Colour Beneath», de conception plus classique, ouvert sur le ciel.Pour la villa 31 de  l'hôtel Amanzoe d'Argolida, en Grèce, James Turrell a conçu «Sky Plain», un pavillon cubique de 6 mètres sur 6, avec une vaste ouverture zénithale. aman.com/resorts/amanzoe

ART CONTEMPORAIN Si les œuvres de James Turrell font l’objet d’un tel engouement, c’est que l’expérience lumineuse proposée est bouleversante pour tous. Par-delà les cultures, les générations, l’érudition, les participants vivent cette plongée chromatique de manière intime, comme une méditation. Depuis les années 1960, l’artiste américain s’intéresse aux sensations induites par la lumière, dans des mises en scène intangibles. Sa série la plus célèbre est celle des «skyspaces», soit des pièces dépouillées avec ouverture zénithale. On y entre comme dans une église, pour se perdre dans la profondeur du ciel ainsi cadré. L’expérience se vit au naturel ou, le plus…

10 usines à visiter en Suisse

1. Freitag: Bâche à tous les étages2. Usine Cailler : Chocolat Voyage au pays  de la fève3. Kambly : Tout l’univers d’un papillon à croquer4. Tonnellerie Thurnhee : Les secrets  d’une barrique5. Feldschlösschen : Un château pour une blonde6. La Semeuse : Torréfaction à 1000 m d’altitude7.  Kuhn Rikon : Le nez dans la rolls de la casserole8. Zenith : L’épopée d’un chronographe9. Barrage de la Grande-Dixence :  Le plus grand  du monde10. Centrale nucléaire de Gösgen :Sueurs froides  au pied de la tour

Le tourisme industriel met en lumière le savoir-faire et la vitalité économique du pays. Voici dix escapades industrielles. 1. FREITAG Bâches de camion à tous les étages Chez Freitag, la récupération ne concerne pas seulement les bâches de camion qui sont transformées en sacs ou vêtements (soit près de 55 000 unités par an), mais la production elle-même. L’eau de pluie est collectée sur les toits du centre de production de Zurich-Oerlikon, et sert à laver les bâches. Elle est ensuite réutilisée plusieurs fois lors des différents cycles de lavage. Difficile de dire ce qui est le plus impressionnant: la citerne d’eau de pluie,…

Montre-moi ta montre…

Version 2

Un happening? Une installation d’art contemporain? Presque… La vitrine sculpture réalisée en exemplaire unique pour l’horloger Hublot a tout de la rock star: après une première à la foire de Bâle, elle part en tournée au Mexique, à Singapour, à Tokyo. Son show est bien rodé, avec films, musique et effets spéciaux chorégraphiés d’un écran à l’autre, la montre (la vraie) surgissant régulièrement de la fantaisie vituelle pour mieux se faire désirer. Ce séduisant présentoire promotionnel hautement connecté est l’œuvre de l’entreprise familiale Dietlin Swiss Showcases (à l’origine une ferronerie d’art) sise à Romanel-sur-Lausanne, dans une zone industrielle qui ne…

La route easy

PROTOTYPE EZ-ULTIMO RENAULT

Le constructeur français Renault a une façon assez spectaculaire d’envisager la mobilité de demain: son prototype EZ-Ultimo, au design futuriste, est un véhicule électrique entièrement autonome qui devrait un jour servir de navette haut de gamme. Cet engin futuriste sans pilote pourrait, par exemple, servir aux hôtels ou aux compagnies d’aviation privée pour transporter leurs prestigieux hôtes. Les designers de cette limousine de 5,70 mètres de long se sont inspirés de l’architecture des boulevards parisiens du XIXe siècle et de toute la grandeur Hausmannienne. Les vitres latérales et arrière en losange protègent les passagers des regards indiscrets, tandis que, installés…

Drôle de miroir

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Marina Rollman et la soussignée sommes toutes deux brunes et romandes, mais je crains fort que là ne s’arrêtent nos similitudes. C’est dommage: tandis qu’elle cartonne jusqu’à Paris dans son Spectacle drôle, je ne fais rire personne quand vient le jour du bouclage et qu’il s’agit de traduire à toute vitesse les derniers textes de nos collaborateurs alémaniques ou de couper à la hache un article trop long pour la mise en page. N’empêche! Vous me voyez extrêmement fière que l’humoriste ait été choisie pour le rôle, sur petit écran, de rédactrice en chef d’encore! Voilà un miroir, certes peu…

Mieux que le voyage: l’idée du voyage

Plage d'intérieure au Palazzo Bocconi, avec le hamac, tabourets et lampes de l'Atelier Oï, la table Talisman d'India Madhavi, la chaise et la table Concertina et les étagères de Row EdgeAbat-jour, chaise et table Concertina (Row Edges)Paravent Diamond, chaises-longues Lounge (noire) et  Lune (blanche), par Marcel WandersChaise-longue Lune (Marcel Wanders) dans la mise en scène du Palazzo BocconiLampes Spiral de l'Atelier OïChaises Belt de l'Atelier OïChaises Palaver et balancelle de Patricia UrquiolaBalancelle Swing Boat de l'Atelier Oï

Une balancelle suspendue sous les stucs. Un paravent, comme un moucharabieh de cuir. Un tabouret en forme de trèfle à quatre feuilles. Un nid ovoïdal à accrocher à un arbre. Une chaise longue en feuilles tissées… Signés Atelier Oï, Marcel Wanders, Patricia Urquiola, Tokujin Yoshioka, Nendo et d’autres (rien que des grands noms du design), ces petits meubles poétiques viennent enrichir la collection des objets nomades, que la maison Vuitton a lancée en 2012. Cette semaine, à Milan, à l’occasion du fameux Salone di Mobile, le maroquinier français présente les dix nouvelles pièces de la collection dans le cadre majestueux…

Sous la calotte de l’Antarctique

Ad+-¼lie Mer 01 --¼ Laurent Ballesta_bis

Les clichés sont visibles dans l’atmosphère internationale de l’Airside Center, au centre de l’aéroport de Zurich. Au milieu des passagers en transit pour Paris ou Tombouctou, la marque horlogère suisse Blancpain présente jusqu’au 12 février des clichés de l’expédition Gombessa III en Antarctique, effectuée par Laurent Ballesta en collaboration avec le réalisateur Luc Jacquet et Blancpain. Le biologiste marin, photographe et ami de la marque est parti avec toute une équipe sur la base Dumont d’Urville pour mesurer l’impact du bouleversement climatique sur les régions polaires, et favoriser une meilleure compréhension des écosystèmes de profondeur. «J’ai perdu six kilos et…