Mercredi 17 mars, à New York, dans les locaux du Swiss Institute, ce n’était pas, comme d’habitude, des œuvres d’art contemporains qui se dévoilaient derrière les murs de briques peints en argenté. Ce soir-là, des projections vidéo évoquaient l’univers Victorinox: ses couteaux pliants très techniques, l’ambiance futuriste de l’architecture suisse, créativité mêlée à la tradition. Les hipsters du cru ont pu toucher, tâter, instagramer les pièces de la nouvelle collection de vêtements de l’automne prochain, présentée en marge de la Fashion Week. Musique pulsée et ceviche en amuse-bouche.

Voici donc, par exemple, un manteau de laine sèche, avec des fermetures éclair inversées, des poches soudées avec détails en matières contrastées, des boutonnières en cordelette élastique, un col en tricot. Une belle pièce chaude, résistante et fonctionnelle. Un manteau masculin de plus? Comme vous y allez! Ce manteau-là n’est pas un simple vêtement à accrocher dans le vestibule: c’est l’ambassadeur d’un nouvel art de vivre à la Suisse, appelé à séduire le monde entier. Le Masonry Coat (de son petit nom international pour « veste de maçon ») appartient à la Limited Edition de la collection automne-hiver 2016-2017. Ce n’est pas la première fois que Victorinox, la mythique marque au couteau militaire à tout faire, s’aventure dans l’univers de la mode. Cette diversification date en fait de 2011 avec l’engagement du styliste londonien Christopher Reaburn (on va vous reparler de lui sous peu!). Mais jamais la collection n’a eu la cohérence et la force d’aujourd’hui. A noter aussi: des pull-overs en maille de mérinos, doux comme des chatons; une parka avec sa doublure et son gilet, trois pièces à porter séparément ou clippées ensemble; un imperméable orange comme la bonne humeur. Et le logo se fait tout petit et discret: pas de risque que l’on vous croie déguisé en couteau militaire…