La brassée de roses reste le geste d’amour le plus opulent, le plus généreusement éphémère. Sur la photo ci-dessus, on retrouve des Juvena et Espérance (roses blanches), des Peach avalanche (rosées), des Milvea et country Home (orange), des Merci Chéri (rouge), des Deep Water et Louise frisée (rose), ainsi que les Utopia bicolores. Vive la splendeur délicate des pétales qui s’effeuillent lentement, comme une élégante qui se déshabille… Reste que, pour faire durer le plaisir, quelques règles s’imposent.

Le vase Ne jamais oublier qu’une rose a besoin de beaucoup d’eau. Au moins la moitié de la tige être immergée. Avant donc d’offrir des interminables, il convient de vérifier si la/le récipiendaire du bouquet dispose d’un vase adéquat. Pour la petite histoire, la grande majorité des fleurs sont achetées par des femmes, qui prennent souvent de petits bouquets ronds. Or quand les hommes offrent des fleurs, ils les veulent aussi longues que leur amour… La solution? Offrir le verre en même temps que les fleurs (au moins la première fois…).

L’apprêt Les feuilles immergées consomment beaucoup d’eau. Les enlever pour que la tige soit seule à s’abreuver.

L’emplacement Ne jamais disposer les fleurs ni au soleil, ni dans un courant d’air.

L’alimentation. Chut, ne pas répéter ce secret aux amateurs d’amour et d’eau fraîche… On peut essayer de remplir le vase (opaque…) de Coca-Cola pur. La boisson est suffisamment acide pour dompter tous les éventuels champignons et la fleur se délecte de tous ces éléments nutritifs qui lui font garder la tête haute.

Le 20 mai prochain, retrouvez dans encore! un reportage chez Crousaz-Fleurs, à Yvorne, le plus grand producteur suisse de fleurs coupées, dont maintes variétés de roses rares.

Photo : Jeremy Bierer