Les alpes en majesté: la nouvelle collection Alpine eagLe de Chopard rend hommage
à l’écosystème fragile visible sur nos images de mode. Histoire d’une passion.

A vec son envergure de près de deux mètres, l’aigle est l’emblème par excellence de la majesté du milieu alpin. Si un heureux hasard vous a montré deux grandes ailes dans le ciel, entre Chamonix et Saint-Moritz, ces derniers jours, il se pourrait bien qu’il s’agisse de Victor, un pygargue à queue blanche dressé, muni d’une caméra miniature. En effet, une spectaculaire opération nommée Alpine Eagle Race vient de se dérouler sur le toit de l’Europe, entre la Suisse (Piz Corvatsch), l’Allemagne (la Zugspitze), l’Autriche (le Dachstein), l’Italie (la Marmolada), la France (Mont Blanc et les Aiguilles du Midi): Victor a rallié ces massifs à tire-d’aile, filmant chaque pierre sur son parcours. L’idée est de dresser un panorama des Alpes, telles que vues par leur plus noble habitant. Cette vision animalière (à suivre sur le site www.eaglewingsfoundation.org) est à superposer avec celle que perçoit l’œil humain – en l’occurence celui de la photographe allemande Nomi Baumgartl – et l’image technologique relevée par les satellites. Il s’agit de sensibiliser ainsi le public à la fragilité de l’écosystème alpin et de lancer une nouvelle fondation pour la protection des alpes, co-fondée par la marque de montres et joaillerie Chopard, Eagle Wings. «Outre ma passion personnelle pour la montagne, raconte Karl-Friedrich Scheufele, co-président de Chopard, nous avons voulu affirmer l’engagement de la marque pour la nature, le plus grand artisan qui puisse être.» Cette promesse accompagne la mise sur le marché d’une nouvelle ligne horlogère, qui synthéthise la philosophie: les modèles Alpine Eagle (dix références, en 36 et 41 mm. de diamètre) se positionnent en hommage à l’aigle, à l’esthétique alpine et à tous les aventuriers qui voient loin. Exceptionnellement pour la maison Chopard, experte en métaux précieux, ces montres sont basées sur l’acier – mais pas n’importe lequel, puisqu’il s’agit d’acier durable, issu de la seule fonderie en Europe qui produit du métal recyclé. La démarche s’inscrit dans le prolongement de l’engagement, fait l’an dernier, de ne plus travailler que de l’or équitable. L’alliage utilisé pour la nouvelle ligne, proche de l’acier chirurgical, a été baptisé Lucent A223, en référence à la mesure de sa dureté ainsi qu’à son exceptionnelle brillance. «Fondu deux fois, l’acier est débarrassé de beaucoup d’impuretés explique encore Karl-Friedrich Scheufele, ce qui le rend plus solide et plus lumineux. C’est parfait pour nous, qui le travaillons avec le même souci de finissage que l’or.»
L’idée de cette nouvelle ligne («Dont nous n’avions guère besoin, juste très envie…»)relève aussi d’une histoire de transmission au sein de l’entreprise familiale: les pièces ont été conçues pour ainsi dire à six mains, unissant grand-père, fils et petit-fils dans un même élan créatif (Lire ci-contre). Résultat? Une montre sportive chic très contemporaine. Le cadran nervuré en relief évoque l’iris de l’aigle – le seul animal à regarder le soleil en face sans être ébloui. Cette structure aléatoire contraste avec la rigueur très industrielle des indexes et du boîtier, qui évoquent la solidité et l’éclat froid du granit. La petite aiguille, elle, est légère… comme une plume.

La redaction