BIJOU Au départ, il y avait le Colisée. Le monument romain bâti en cercle massif a donné le la pour une bague signature, repérable de loin, avec laquelle Bulgari entendait rendre hommage à sa ville fétiche.  C’était en 1999 et déjà la B.zero1 se faisait remarquer par sa présence massive, la force tranquille au doigt. Cette première version se déclinait en cinq anneaux d’or et clamait fièrement le nom de sa maison mère sur la tranche. Ont suivi des modèles en céramique noire ou blanche, des chocs de matières assez iconoclastes pour l’époque. Puis des myriades d’interprétations plus ou moins serties,  plus ou moins marbrées, en nuances d’or plus ou moins mélangées. Et aussi des regards d’artistes, comme le très onirique modèle imaginé par feu Zaha Hadid: l’architecte star a évidé les volumes, pour un effet de lianes presque végétales. Toujours est-il qu’à travers ces métamorphoses, la bague s’est passablement féminisée. Aujourd’hui, à près de 2 millions de pièces vendues et pour fêter ses 21 ans, sort pourtant une version qui renoue avec l’esthétique résolument unisexe qui a marqué ses débuts. La B.zero1 Rock impose des clous pointus d’inspiration punk sur le métal précieux, serti ou non. Mots d’ordre: puissance, mordant, raffinement. Vous avez dit subversion chic?

BLACK_Bulgari 5

La nouvelle collection comprend des bagues en or jaune ou rose, des bangles et pendentifs, dès 1940 euros.